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Passion

Je ne sais rien faire d'autre (Participation au concours Génération Blogueuses)

Bonjour-bonjour,

J’ai jusqu’au 8 pour participer, mais dimanche, c’est une bonne journée pour parler parler et reparler. Quand j’ai lu ce qu’il fallait faire pour le concours de Génération Blogueuses, j’ai hésité. Parler de ma passion ? Mais c’est quoi ma passion. Je n’ai pas l’impression d’en avoir. Je ne collectionne rien. Je ne fais rien de particulier mes jours de repos. J’ai déjà assez parlé de mon amour pour Harry Potter. J’ai diffusé plusieurs fois mon admiration pour Alexandre Astier, Boris Vian et Boby Lapointe. Alors quoi ? Ma vie est-elle vide de sens ?

Mais non. Bien sûr que non. Car ma passion, ce qui est au centre de ma vie, vous en profitez (vraiment ?) maintenant.

Si je suis née avec un livre à la main, dans ma main gauche, j’avais aussi un cahier et une plume. J’ai toujours écrit, je crois, dès que j’ai su. Des histoires plein ma tête. J’ai même commencé en primaire. J’avais un cahier, un stylo et j’écrivais avec plein de rêves, les aventures d’une petite de dix ans qui veut être chanteuse et qui rencontre son idole de l’époque, Larusso, dans les rues de Saint-Tropez. Des paillettes plein les yeux dans ma vie rêvée à 10 ans. J’écrivais cela chez moi et tous les matins, je faisais une lecture à la récré à mes copains. J’avais mon public. Je les remercie de m’avoir encouragé, pour moi c’était le début.

Ma plume m’a servie de bien des façons à cette époque. En primaire, j‘ai lancé ma première pétition, contre l’abattage des ours dans les Pyrénées. J’ai envoyé tout cela au député qui s’en occupait. Et qui a pris le temps de me répondre. Oui, la plume était déjà une arme. Je m’en suis aussi servie pour diverses correspondances. J’avais passé une annonce dans le Journal des enfants et j’ai reçu plus de réponses que je ne pouvais en assumer. J’ai tâché de répondre à tous. J’ai correspondu pendant un moment, et parfois ça s’est achevé.

J’ai écrit beaucoup de romans, sans jamais vraiment finir. Manque de rigueur sans doute. Au collège, Harry Potter est entré dans ma vie, j’ai donc entamé un petit plagiat. Une histoire de jumelles qui apprennent qu’elles sont sorcières. Je prenais ce qui me plaisait le plus dans Harry Potter et rajoutais ce que je voulais voir. Il y a aussi des maisons dans l’école. J’en ai écrit presque 60 pages. J’espère qu’elles existent toujours sur une vieille disquette (si si c’était l’époque). Quand je l’ai fait lire à ma meilleure amie, la deuxième Harry-Pottrice, elle m’a dit que ça ressemblait trop, ça m’a un peu découragé.

J’ai aussi écrit quelques récits, je ne me rappelle plus le sujet. Mais je me souviens les avoir envoyé à une association d’aide aux écrivains et à mon auteur préférée, Marie-Aude Murail, dont je dévorais la série Danse!. Je voulais déjà être publiée. A 13 ans, la belle affaire ! Je ne manquais pas d’ambitions, je m’étonne moi-même rétrospectivement. Tous les deux m’ont répondu avec beaucoup de gentillesse et d’encouragements. Quelle fierté pour moi.

Au lycée, j’ai découvert une nouvelle façon de construire des histoires : le RPG. D’abord sur Caramail, puis à sa fermeture, sur Smail. C’était tellement fantastique. C’est un tel bonheur de construire une histoire à plusieurs. Et c’est plus simple aussi. Tu construis ton personnage et il inter-agit avec les autres. Ca m’aide à construire un univers. Ma meilleure amie m’initie au RPG sur les forums. Je crois que je n’ai jamais été aussi productive qu’à cette époque. Le RPG m’a beaucoup apporté en terme de développement des personnages mais aussi de descriptions. Avec notre team (Lily, Tichou, Maddy et July, si vous me lisez… <3), nous lions des liens très forts et nous fourmillons d’idées. Notre passion pour Harry Potter nous aide. Combien d’histoires annexes avons-nous construits ? Et de mon côté, j’écris aussi beaucoup de fanfictions sur HP. Plus des rpg sur feuille avec Lily. Oui, de la productivité en bloc.

Et comment je me construis par rapport à ça ? Car il faut bien que je devienne quelqu’un. Depuis le collège je dis que je veux être journaliste, mais en suis-je vraiment capable ? En tous les cas, pendant ma Terminale (Littéraire bien entendu), je ne sais pas quoi faire. Je ne me sens pas prête et j’ai encore soif d’apprendre. Direction la prépa lettres donc. J’apprends, je rédige des dissertations d’une longueur que je n’aurais jamais soupçonnée. Mais je n’ai guère le temps d’écrire en dehors. Je prépare et j’élabore mon univers fantasy, basé sur mes aventures rpg mais sans plus. Et à mi-Khâgne (2e année de prépa), je bloque, je stresse, je déprime. Que vais-je faire ? Je ne peux pas devenir prof. Je ne veux pas aller à la fac.

Ma prof de spécialité philo me sort de là et me présente ma mentor, celle qui m’aide à rentrer à l’école de journalisme de Tours. Et là… Je me réveille. Je me surpasse. Des 10 pages de dissert, j’apprends à écrire seulement 500 signes. J’apprends. Je vais en stage, j’écris des articles. C’est tout ce que j’aime et c’est tout ce que je sais faire.

Cela fait un an que j’ai obtenu ma licence professionnelle de journalisme de presse écrite magazine. Ma profession ne va pas bien. Il n’y a plus grand monde pour lire les journaux. Le web marche mieux mais difficile d’établir un modèle. Le métier est difficile, les weekend et les horaires fixes, on ne connait pas. J’aime le journalisme régional, celui où l’on est proche des gens, de ce qui les concerne. J’aime leur transmettre ce que j’apprends. J’aime écrire leur histoire. J’écris tous les jours. Mon métier c’est ça. Et même si l’avenir est incertain, même si c’est dur, que puis-je faire d’autre ? Je ne sais rien faire d’autre. Si ça doit s’arrêter, je me remettrai sur mes projets personnels oui. Et j’ai mon blog chéri, qui a bientôt un an, qui me permet de parler d’autres choses. Mais en attendant, je veux que ça continue, encore.

Sioux mes choux, merci si vous avez eu le courage de tout lire <3

J’ai écrit cet article dans le cadre de ma participation au Concours de GB’s. Voici les lots à gagner :

Le lot proposé Huka

 

Le lot proposé par Bull’O’Bijoux
Le lot de Maman sait compter

 

Le lot de Fimo’angels
Le lot de Bountynette

Des lots forts aguichants, n’hésitez pas à participer 🙂

N’oubliez pas mon concours cocooning et culturel, Alors Voilà de Baptiste Beaulieu à gagner ici.
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La vie sans Harry, c'est tout de même la vie

Bonjour-bonjour,

Aujourd’hui j’avais envie de partager quelque chose de très important pour moi avec vous. Ma vie d’Harry Pottrice, de Pottermaniac, de Pottergeek, bref ma passion pour Harry Potter. Passion dévorante même.

Quand le dernier film est sorti, en 2011, j’ai publié ce texte sur Facebook, je pense qu’il me correspond toujours autant :

« Ce matin, je ne peux contenir mon émotion. Harry Potter sort en avant-première, c’est le dernier. Il y a eu les livres. C’est fini. Il y a eu les films, demain, ça sera fini. J’ai l’impression de perdre quelqu’un, une importante part de moi-même.

Ce n’était pas gagné pourtant. Mon premier contact avec Harry s’est fait quand le 3e tome était déjà sorti en poche. C’est celui-là que mes parents m’ont acheté en premier. Je le vois, la couverture ne me plaît pas, je le range.

Bouclé en une semaine

A cet époque, avec G., fils d’une collègue de mon père, on s’échange des livres. Parce que nous adorons lire. Un soir mon père revient et me tend le 1er tome. « G. veut absolument que tu lise ça, il te passera la suite si tu aimes. » Harry Potter à l’école des sorciers. Je me rappelle de mon tome à moi. Bon pourquoi pas. Il fallait bien quelque chose pour assouvir mon insatiabilité de lecture. Dieu ce que j’ai détesté le premier chapitre. J’ai dû me forcer pour continuer. C’était long et pas intéressant. Deuxième chapitre, c’est le coup de foudre.

En moins d’une semaine c’est bouclé. Et il faut que j’attende un peu pour avoir le 2. Non ce n’est pas possible. « – Ils l’ont à la bibliothèque ! – Juliet, Geoffrey va te le prêter alors patiente un peu. – Mouais… » Et bien non. Je ne l’ai jamais dit à personne mais je n’ai pas voulu attendre une journée, je l’ai emprunté et j’ai commencé le 2e, toujours avec autant d’entrain. Puis le lendemain, papa est revenu avec le livre de Geoffrey alors j’ai repris là où j’avais laissé le livre de la bibliothèque.

Ma vie d’Harry Pottrice

Je ne lisais pas, je dévorais. C’était merveilleux. De purs moment de magies. Le 3e tome, faire connaissance avec Sirius Black. Le détester au début puis l’adorer ensuite. Et une fin déchirante. J’initie ma meilleure amie, Marlène, qui devient fan aussi. Les « Harry Pottrices » qu’on nous appelle au collège. Quand je finis le 3, le quatre va sortir et c’est Marlène qui l’a en premier. Je ne suis pas sûre mais je crois qu’elle me le passe avant même de le lire. A moins que la bibliothèque ne me le prête en priorité. L’un des deux.

Fabuleux quatrième tome. Parfait. Mais Voldemort est de retour et je me demande comment je vais tenir jusqu’à ce que le 5e tome paraisse. L’attente est longue. Trop longue. Alors en attendant, je relis, re-relis, re-re-relis. Une dizaine de fois chaque à peu près.

« Mais comment peuvent-ils couper et enlever ce moment là ! C’est hyper important enfin ! »

Viennent les films. Je suis vite déçue. Premièrement par le casting. Il n’y a que les Weasley qui me plaisent. Et Dumbledore. Deuxièmement, l’adaptation, trop lisse, trop peu respectueuse des livres. Je me souviens pour le 2e film, j’étais malade à en crever, comme je sais si bien le faire. Incapable de me lever le matin. Toussante, fièvreuse. Je fonds en larmes. Je veux y aller quand même. Parce que même si les films n’égaleront jamais le livre, ça reste Harry Potter. Finalement j’y vais. Avec 5 couches de vêtements sur moi. Je n’ai que les yeux de dégagés pour voir le film. C’est comique.

Le cinquième livre sort. Je suis déçue. Est-ce par la tournure que prend l’histoire ou seulement parce que Sirius meurt ? Aucune idée. Ça passera à la relecture. Harry grandit, moi aussi. C’est normal qu’il prenne conscience de certaines choses. Les adaptations à partir du troisième film sont plus stylées mais il manque toujours beaucoup de détails. Tant pis. Ça reste toujours Harry.

Ma vie d’Harry Pottrice le retour

Comme j’ai grandi, l’attente entre les livres semblent passer plus vite. Pendant ce temps, j’écris de Potter-fictions notamment sur les maraudeurs. Elles sont bien rangées quelque part chez moi. Et je joue des jeux de rôles, sur des forums internet, sur Harry Potter. C’est ma meilleure amie du lycée, Leslie, qui m’a fait découvrir ce monde. Jouer un personnage d’Harry Potter, ou un qui s’intègre dans ce monde, comment vous dire… C’est comme si finalement j’intégrais complètement cette fabuleuse histoire. Harry fait partie de moi. Et quand le 6e tome sort, le plaisir est toujours là. Trop sombre. Trop hormonal à mon goût. Mais le style de JK Rowling m’emballe toujours autant. Je le dévore.

Pour le 7e livre. Je partais en Angleterre le jour de sa sortie. Dans le bateau, avec ma meilleure amie, Leslie, on a dû se retenir de ne pas se précipiter dessus. Trop cher. Nous l’achetons quelques jours plus tard. Et la lecture en anglais, bien que plus difficile, est aussi plaisante. Je pleure beaucoup durant ce tome. Un mélange entre l’histoire et me dire que c’est le dernier. Enfin ce n’est pas exactement le dernier pour moi, puisqu’il reste la version française. Quand je l’ai entre les mains, 5 mois plus tard, j’ai l’impression de tenir un trésor. J’avais pleine conscience que c’était la dernière fois de ma vie que je découvrais un Harry Potter. J’ai savouré et béni chaque page. Craignant d’arriver à la fin comme jamais. La fin, parlons-en. Bizarre. Bien sûr qu’il allait survivre le Survivant. Bien sûr que rien d’autre n’aurait été acceptable. Le méchant ne peut pas gagner à la fin. Mais quand même…

Quand j’ai été voir l’avant-première de la première partie du 7e film, à Tours, c’était indescriptible. Bien sûr les films ne m’ont jamais vraiment convaincu, bien sûr les livres sont mille fois mieux mais j’étais dedans, encore. J’ai vu les acteurs. Je n’ai jamais, pour aucune autre saga, été autant dans un univers. Je m’y sens bien. Harry Potter c’est MON histoire. J’ai grandis avec. Je ne peux m’en séparer.

Clap de fin

Alors je suis curieuse, de voir ce que cette dernière partie va donner. Comment ils ont adapté la fin justement. La fin. Quel détestable mot. Plus jamais d’Harry Potter. Quelle détestable idée. J’espère vraiment qu’un jour, de mon vivant, même quand j’aurais 92 ans (ça laisse 70 ans de battement, c’est raisonnable ^^), quelqu’un aura le courage de réadapter cette fabuleuse aventure au cinéma. Je l’espère. J’espère qu’il le fera avec ses propres yeux. Une adaptation de vrai fan.

En attendant, bon dernier Harry Potter à tous. Et pour moi, bonne Xème relecture. Toujours un bonheur à chaque fois. Un bien-être même. La même délectation qu’à la première lecture. »

Revoir le film dimanche a fait re-surgir tout cela et puis il faut que je relise le livre. Encore. C’est plus fort que moi, je pourrais le relire 150 fois. Harry Potter c’est ma came. A fond ! Faudrait que je me remette à Pottermore d’ailleurs, je crains mais je zappe complètement ce fabuleux site où l’on apprend pourtant beaucoup de choses. Si vous voulez tout savoir, je suis Serdaigle, et vous ?

J’espère que je ne vous aurais pas trop ennuyée avec ce billet, j’avais vraiment envie de le partager avec vous 🙂

C’est quoi Harry Potter pour vous ?

Sioux mes choutes <3

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