De La Légèreté – Catherine Meurisse

Bonjour-bonjour,

La Légèreté, c’est un concept qui me parle bien. Pas que je ne veuille rien prendre au sérieux, je pense juste que pour avancer dans la vie, j’ai besoin de me dire que ça va aller, que la vie va suivre son cours et qu’il n’y a pas nécessairement besoin de se prendre la tête. C’est une philosophie mise à mal depuis le 7 janvier 2015. Puis le 13 novembre. Puis le 22 mars. Puis ma soeur est tombée malade alors que je faisais preuve de futilité en préparant ma liste de cadeaux que je voulais pour mon anniversaire. Je me suis sentie tellement ridicule. Bref, il y a des événements dans la vie qui nous font perdre pied. Moi ça va, ma soeur va mieux. Puis mes parents m’ont offert La Légèreté de Catherine Meurisse pour mon anniversaire, cela n’aurait pas pu être plus approprié.

La Légèreté - Catherine Meurisse (1)

Aimer, rire, dessiner. Renaître après Charlie.

Donc Catherine Meurisse est une jeune dessinatrice à Charlie Hebdo. Elle y a été embauchée à la sortie de ses études et cela faisait pas loin d’une dizaine d’année qu’elle dessinait dans cette joyeuse équipe lorsque les attentats sont survenus. La bande-dessinée La Légèreté commence par cela. Puis les attentats, Catherine Meurisse était en retard, elle a juste le temps d’apercevoir les terroristes et de se cacher dans des locaux voisins. Ensuite l’horreur, la sidération, la colère et la dissociation.

La bande-dessinée mêle de manière très forte des traits qui peuvent sembler simples et des couleurs, la subtilité de l’encre de chine, de l’aquarelle mais aussi des pastels. On a envie de s’émerveiller de la beauté des dessins mais l’on est surtout bouleversé par la puissance des émotions transmises. L’auteur nous embarque, nous accroche dans son parcours pour retrouver la maîtrise de sa vie, pour essayer d’y retrouver du sens et de se sortir du noir, du désespoir.

Et pour cela, elle recherche la beauté. La beauté c’est la lueur de ce monde, et quel meilleur endroit que Rome, la Villa Medicis, la chapelle Sixtine pour s’essayer au syndrome de Stendhal.

La Légèreté - Catherine Meurisse (2)

Si ses dessins regroupés dans La Légèreté ont, selon ses propres mots, « sauvés » Catherine Meurisse, pour ma part, je les prends comme un guide, un exemple à suivre. Parce qu’il faut le faire, sortir du marasme, rechercher ce qu’il y a de beau dans la vie pour continuer. Catherine Meurisse ne cache rien des difficultés qu’elle a vécu (le mot me semble si faible) mais pour ma part, optimiste et hypersensible, j’ai été très touchée par cette volonté de retrouver des raisons de vivre et de sourire.

Et au final, l’auteur en recherche de beauté l’a elle-même créée en nous permettant d’avoir accès à ses dessins. Et je l’en remercie énormément car cela m’aide de suivre sa quête et d’arriver, comme elle, à trouver du réconfort dans la beauté. Quant à la Légèreté, elle arrive en même temps, par la transmission, parce qu’on est rassuré de pouvoir se raccrocher à cela.

Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec une explication d’un texte de Shopenhauer que j’ai écouté récemment. Pour moi, La Légèreté est la réponse parfaite au pessimisme.

Je vous recommande donc ce livre, La Légèreté, cette bande-dessinée d’une grande beauté autant sur les dessins, l’écriture que les valeurs qu’elle partage. Et j’ai envie de vous demander, qu’est-ce qui vous réconforte lors de ces jours noirs que l’on a connu ?

Sioux, prenez soin de vous <3

sign

Rendez-vous sur Hellocoton !
Article précédent
Article suivant

2 Comments

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Tell me more !

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "OKAY !" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer